Préliminaires

Il existe une aura spéciale autour des salles de bal, quelles qu’elles soient. Leur apparat leur confère un cachet digne et austère qui s’imprègne sur leurs occupants dès leur entrée. Les tapisseries dorées obligent à les regarder de près et d’une moue dédaigneuse défient de trouver de quel matériau la structure sous-jacente est composée. Les chandeliers lancent des éclats hautains en chassés-croisés dont l’incandescence jaunâtre se heurte à l’argent de la coutellerie et au cristal des verres avant de se répandre sur les robes et vestons. Le tapis cache ses coutures aux regards gênés, ne laissant paraitre qu’une démarcation tirée au fil avec le plancher de bois dur dont le vernis se laisse prendre pour une mare d’huile fraichement répandue. Les chaises capitonnées ne trahissent leur origine qu’aux yeux coquins qui oseraient en inspecter le dessous et tomberaient impoliment sur une étiquette laissée là par mégarde. Les tables nappées, à l’instar des rondes dames assises devant elles, gardent secret leur âge et semblent se délecter du succès que leur apporte le tissu qui les entoure. Les couverts tous identiques miroitent comme les dents couronnées des gentilshommes qui les découvrent à chaque fois que leurs rires sociaux et trop nombreux leur fait pencher la tête par en arrière.

Pour les gens qui visitent une salle de bal, l’illusion est parfaite. L’endroit inspire une humble admiration pour une richesse qu’ils ne connaitront probablement jamais. L’effet est frappant et immédiat surtout lors des premières visites. Tous tombent sous le charme et se disent en entrant qu’ils y passeront une belle soirée sous une lumière de qualité. Peut-être ce soir feront-ils la rencontre de quelqu’un de célèbre ou d’important, une personnalité avec qui ils entretiendront dans les années à venir une relation d’amitié qui les aidera enfin à sortir de leur quotidien. Les mains se serrent et les regards symétriques se croisent, le bruit des conversations s’amplifie et se combine à la musique d’ambiance qui perd du terrain mais que personne ne regrette. Les plateaux circulent sur deux pattes, en équilibre sur cinq doigts, promus par une bouche qui en décrit le contenu alcoolisé qui s’était jusque là fait attendre.

L’illusion de grandeur s’intensifie alors sous les vapeurs calmantes du vin sec et du mousseux. Les rires sont plus faciles, les langues se délient, les motifs des tapisseries se confondent et deviennent unis. Un sentiment général d’allégresse s’installe, on ne pense plus aux problèmes de la journée ni même à ceux d’une année pourrie à la bourse. On oublie les tensions internationales et la récession importante qui s’est abattue sur l’Amérique et ne semble plus vouloir lâcher prise. On met de côté les figures alarmantes du chômage au pays. On détourne le regard loin du précipice au bord duquel les indices économiques se baladent. On fait la sourde oreille aux échos des discours néo-religieux qui offrent paix, bonheur et prospérité aux convertis. Non, à l’instant présent, il faut boire et plaisanter et savoir apprécier un rare moment de calme.

Puis s’élève au-dessus des têtes à l’avant de la salle un objet que les jeunes générations trouveront rustique et charmant. Secouée vigoureusement, la cloche envoie des réverbérations sonores qui mettent les discussions aux arrêts et conduisent les convives vers la prison qui les accueillera pendant les prochaines heures. Les chaises se tirent, les vrais gentilshommes sont révélés par leurs gestes courtois tandis que les rustres saisissent pour les évaluer les bouteilles qui agrémenteront le reste de leur soirée. À nouveau les regards s’échangent et les présentations sont faites lorsque requises.

En silence, une volée de serveurs et serveuses qui ont tous les mêmes traits sérieux sur le visage s’approche en file indienne depuis la porte de la cuisine pour enfin s’élancer dans toutes les directions comme des canards effrayés par un fusil tenu par un chasseur nerveux. Les assiettes tombent comme autant de pigeons d’argile, leur contenu est vert et parfumé. Des tire-bouchons apparaissent, le liège passe sous les nez pendant que le nectar est versé et que les yeux des experts portent leur attention à la façon dont il colle sur les parois de verre. On hoche la tête, signe universel qu’il est temps d’arrêter de faire semblant et qu’il faut verser ce vin qui finira par tout se boire de toute manière.

Pour un observateur extérieur, quelqu’un qui pourrait à loisir se promener dans la salle et errer sans autre souci entre les tables numérotés, il serait intéressant de comparer les sujets qui animent les petits groupes. Par exemple, à la table numéro cinq, un rondouillard homme dans la cinquantaine raconte des extraits de son voyage en Asie du sud-est qu’il alimente de faits sur l’augmentation de la classe moyenne et l’essor économique qui ne semble pas vouloir ralentir. Certains argumentent que le bloc asiatique, à l’instar de l’empire américain d’avant la récession actuelle, utilise des tactiques économiques qui sont fortement appuyées par les forces militaires en place. On contre-argumente, on ressort l’histoire de l’invasion de Pyongyang par la coalition sino-indo-japonaise en guise de support, certains jouent la carte usée de la défense du bien contre les pays du mal, quelqu’un tente de changer de sujet et se fait ignorer et les querelles se poursuivent jusqu’au plat de résistance.

Un peu plus loin dans la salle, à la table numéro douze, un homme se fâche contre l’inactivité perpétuelle des compagnies de téléphonie mobile qui semblent toujours vouloir offrir ce que leurs clients ne veulent pas au lieu de créer un réseau de communication personnel efficace. Il propose de tout radier et de recommencer à neuf, argument tombe à plat devant l’indifférence des autres invités et l’insistance de sa conjointe à le voir se calmer et changer de sujet.

Les invités de la table numéro huit sont pris d’une folle hilarité qui s’alimente des relances de deux pince-sans-rire qui, à tour de rôle, imitent le premier ministre St-Clair. L’une après l’autre les phrases saillantes de l’allocution qui a lancé sa présente campagne sont prononcées avec d’irrévérencieux bruits et gestes qui témoignent d’une absence complète de respect pour le premier mandat du politicien. Après quelques minutes de ce manège, les rires se propagent à deux tables voisines qui renchérissent grassement.

Du côté de la table numérotée quinze, le ton est plus sérieux car pour deux jeunes femmes et un homme, le sujet de l’heure tourne autour de la crise économique qui s’est abattue sur l’Amérique du Nord et qui depuis un peu moins d’une décennie progresse comme un cancer qu’il n’est plus possible de stopper. La première met la faute sur la relative opulence et indissociable paresse de la classe moyenne qui s’est enfoncée avec les années dans un cycle syndicaliste plus vicieux qu’un sable mouvant. La deuxième elle blâme plutôt l’agressivité et la solidarité des pays asiatiques qui, appuyés d’une force diplomatique et militaire comme jamais vues auparavant, se sont insinués dans le mode de vie occidental comme une nouvelle grippe dans un cheptel vif stérile. Le troisième quant à lui est disposé à croire que l’agressivité des États-Unis depuis la fin de la deuxième guerre mondiale est responsable de leur déclin actuel qui malheureusement emporte avec lui toute l’Amérique du Nord et laisse l’Europe seule face à la marche inlassable de l’Orient. Comme pour toute discussion où les opinions sont nombreuses et diverses, les autres attablés écoutent et semblent croire que la vérité se trouve probablement à quelque part au milieu.

Les rires se résorbent à la table numéro deux et une nouvelle discussion prend racine, nourrie des étonnants progrès technologiques en informatique depuis la descente aux enfers de l’Internet et la naissance de son petit, GlobalNet. Un homme qui ne semble pas faire la différence entre les deux se questionne sur l’apparente inutilité de la récente substitution. Malheureusement, il ne fallait pas faire ce genre de commentaire à cette table qui se trouve dès lors condamnée à écouter les explications souvent trop techniques d’un certain monsieur Jeff Richard qui parle sans s’arrêter des fléaux de l’Internet tels que la pénurie d’adresses, l’absence de protocoles fiables d’authentification et de sécurité et de la main de fer des grande compagnies de télécommunications. Il commence à peine à expliquer comment ces problèmes sont résolus depuis la venue de GlobalNet que les serveurs viennent retirer les couverts des convives afin de faire place au dessert, laissant monsieur Richard finir en hâte son assiette sous les regards amusés des invités qui passent à d’autres sujets en petits groupes de deux ou trois.

Ce n’est que lorsque la cloche sonne à nouveau que les gens regardent leur montre et s’étonnent du temps qui passe si vite. Les panses bien remplies, encore un peu de crème française au coin de la bouche, une tasse de thé ou de café entre les doigts, tous retournent leur chaise vers l’estrade pour ne pas fatiguer leur cou pendant que les discours sont prononcés. Un micro est installé derrière un lutrin et de la table d’honneur se lève un homme aux yeux pâles et intelligents, le teint foncé et la barbe longue mais bien taillée. Une ruée d’applaudissements s’élève et le force à découvrir les dents et saluer la foule. C’est avec assurance qu’il prend la parole après quelques instants, remerciant les invités de leur présence au diner bénéfice du NPL qui cette année obtient le plus grand succès de son histoire.

« Vous êtes bien chanceux, » plaisante-t-il, « nous avions pensé tenir cette petite rencontre dans un endroit un peu moins conventionnel et avions choisi la vieille usine de brique de Limoilou. Malheureusement, mon ami Jeff s’en est emparé avant et l’a convertie en salle d’ordinateurs. Il y fait si froid qu’on n’aurait pas pu vous servir de café chaud. »

L’homme attend que le grondement aigu de la foule qui rit ne périclite avant de lancer sa riposte.

« Il faudra faire plus vite la prochaine fois, Ahmed! »

Entre les deux circule pendant un moment une flamme de pure amitié, puis le discours reprend.

« Il y a un peu plus d’une décennie, alors que les barbes étaient plus courtes et les cranes de ces messieurs étaient plus garnis, un petit groupe de gens dont je faisais partie a entrepris ce que bien d’autres avant eux ont essayé. Ils ont réfléchi à leur avenir et à celui de leurs enfants et ont décidé de se lancer dans la promotion d’une nouvelle idée. C’était une méthode qui aiderait à gérer l’immense complexité reliée à l’ingrate, à l’odieuse tâche de gouverner un pays. J’écoutais Claude et Jessica tout à l’heure faire rire la majorité de la salle avec leurs imitations pointues. Je pense que les mots ingrate et odieuse sont particulièrement bien choisis. »

« Et quels débuts nous avons connus! Je n’ai pas besoin de vous rafraichir la mémoire sur les incidents qui ont marqués nos premières années d’existence. J’ajouterai seulement ceci: jamais un groupe de personnes ne pourrait passer à travers ce que nous avons vécu sans former des liens insolubles aux marées du temps. Nous sommes passés de collègues à amis, ceux qui prennent racine les uns dans les autres. D’un groupe nous sommes devenus une équipe, professionnelle et efficace, capable des projets les plus audacieux. Et pour vous parler de ces projets, mesdames et messieurs, laissez-moi vous présenter l’invitée d’honneur de cette soirée, Madame Edna Leclerc. »

La salle se lève et l’ovation qui suit dure plus d’une minute sans ressac. Les honneurs qui sont dus sont passés par les mains, la voix et les regards d’admiration. L’émotion est transmise et reçue proprement, réfléchie dans l’autre sens et captée par une foule qui intensifie son respect dans un cycle qui ne semble plus vouloir s’arrêter. Finalement, les gestes et les remerciements et l’anticipation d’un discours à la hauteur jettent de l’eau sur le feu et finissent par en venir à bout.

« En ce moment, » fait une voix encore sous le choc, « je pense que le caveau glacé de Jeff ferait bien mon affaire, on dirait que la température vient de monter tout d’un coup… »

« Tu es toujours la bienvenue, amène tes patins à glace, on mangera une crème glacée entre les allées. »

« C’est beaucoup trop d’honneurs pour une campagne qui n’est pas encore officiellement lancée. Merci à tous de cet accueil que je garderai longtemps en mémoire. Et merci Ahmed pour cette introduction que je saurai bien te rendre un jour. »

L’homme en question hoche la tête et une nouvelle volée de claquement des mains s’élève.

« Mesdames et messieurs, cette fois, nous y sommes. Nous savions il y a douze ans que nous en arriverions là un jour. À l’époque, nous étions contents de seulement nous faire connaitre en lançant ici au pays et pour la première fois dans le monde quelques nouveaux concepts embryonnaires. Notre équation était simple: technologie plus une population capable d’en voir les avantages, égale une nouvelle façon de gouverner un pays. Une nouvelle démocratie. Une démocratie qui remet le pouvoir entre les mains du peuple. »

« Nous avions deux problèmes à l’époque. Enfin trois si on compte Pierre St-Clair mais son règne s’achève alors je ne le compte plus. Le premier: nous n’avions pas la technologie. Oh, des idées oui, des théories, des bouts de programmes et des petits machins que j’aimais appeler les télé-bidules, mais c’était difficile de dire que cette courtepointe de gadgets incomplets était à la base de notre programme. Plus maintenant, grâce à Jeff et à son équipe qui ma foi, semble grossir de jour en jour. Je parle de l’équipe, Jeff, pas de toi… Le travail accompli par cet homme extraordinaire culmine ici aujourd’hui mais est déjà vu par les plus grands cerveaux de notre monde comme du pur génie. Nombreux sont ceux qui évaluent la technologie, la critiquent, essaient d’en trouver les défauts qui sont aussitôt corrigés par la communauté qui veut croire en ce projet. Jeff, nous n’aurions jamais pu réussir sans toi. »

L’oratrice fait une pause pour laisser les honneurs à monsieur Jeff Richard qui ne bouge pas de son siège de peur de s’éclater une artère sous la pression qui réchauffe son visage.

« Le deuxième problème, vous l’avez deviné, nous n’avions personne pour nous croire. Ça va plutôt mal quand les deux variables d’une équation sont inconnues, les résultats sont assez décevants. Mais encore une fois, nous avions dans l’équipe tout le talent nécessaire en commençant par le charismatique et sincère Ahmed Ait-Khader, notre chef des opérations. Doué d’une plume extraordinaire et d’une présence d’esprit inqualifiable, on se demande encore pourquoi il n’est pas ici à ma place ce soir. Mais je respecte les décisions de mon vieil ami et, entre vous et moi, suis extrêmement heureuse de pouvoir compter sur lui. »

La foule rend ses hommages au grand barbu qui se lève prestement et se retourne pour la saluer. Les remerciements continuent, les uns pour des vétérans encore présents, certains pour les nouveaux membres de l’équipe, d’autres pour les disparus ayant aspiré à des carrières différentes ou s’étant simplement faits écartés lorsque le moment état opportun. Une mention spéciale revient au fondateur original du parti qui reste toujours à titre posthume le seul et vrai visionnaire qui a lancé cette entreprise.

« Il y a douze ans, nous ne savions ni n’avions rien que notre acharnement à voir changer les choses. Il y a huit ans, nous avions assez progressé pour gagner un siège en chambre, un début modeste qui nous a tous inspiré. Il y a quatre ans, ce sont sept sièges que nous avons remporté, une immense victoire qui témoigne du progrès de nos idées. »

« C’est aujourd’hui le premier jour du reste de notre histoire. Avant même que notre campagne ne soit lancée, nous affichons des résultats au delà de nos espérances les plus optimistes. Nous nous sommes fait des alliés, » poursuit la candidate en faisant des signes de tête à quelques invités dispersés dans la salle, « nous avons conquis le coeur non seulement des plus progressistes de note société mais aussi de la gauche modérée et même des conservateurs les plus ouverts. Qui aurait cru cela d’un parti qu’on qualifiait d’extrémiste il y a à peine une décade? »

Un murmure difficile à interpréter parcourt l’audience mais ne semble pas causer de souci à l’oratrice qui continue sur le même ton.

« Les raisons de cette montée sont nombreuses et pour beaucoup circonstancielles. Nous sommes arrivés au bon moment, en pleine crise économique, avec des idées révolutionnaires mais bien ancrées dans la science. Nous avons monté une campagne d’information bien structurée et expliquée dans des termes que tous comprennent. Nous avons argumenté efficacement contre les propos de nos détracteurs. Nous avons maintenu en place une équipe énergique et compétente. Et le plus important dans tout ça, nous avons gardé le sourire et continué de prendre du plaisir à faire ce que nous faisons. »

La foule réagit bien à ce crescendo adroitement placé dans le discours, plusieurs sont tentés de se lever mais les têtes se tournent à la recherche du premier à bondir. Celui-ci ne vient pas et les fessiers restent en suspens sur le bord des chaises et attendent le bon moment.

« La suite nous parait grandiose et aujourd’hui, mesdames et messieurs, j’ose. J’ose affirmer ma confiance pour l’élection qui approche. J’ose espérer plus que quelques sièges au NPL. J’ose viser plus haut que le gain de l’opposition. J’ose, » ces dernières paroles criées plus que dites, « convoiter la victoire! Que la campagne commence! »

Les ressorts se libèrent et s’ensuit une ovation debout qui ne semble pas vouloir s’arrêter. La dame descend chastement de son podium et se mêle à la foule. Les sourires sont larges, les yeux pétillent. Les mains veulent toucher, se serrent et se recouvrent et ne veulent plus lâcher prise. On laisser tomber des bons mots, les paroles encouragent ou bien espèrent laisser une trace dans une mémoire qui saura se souvenir du visage qui les a prononcées.

La cloche retentit une dernière fois cette soirée, on annonce que le digestif est servi dans le lobby. Les serveurs s’alignent sur les bords de la salle en attendant que le groupe survolté ait laissé place à la triste conséquence d’un copieux repas suivi d’un discours électrisant. Ils s’affairent en vitesse, à la fois contents d’avoir pu être témoins de ce qui venait de se passer entre ces murs et envieux de la fête qui commence alors qu’eux doivent travailler.

Vers les vingt-trois heures, un laveur de vaisselle sort de sa plonge pour aller griller une cigarette. Dans une ruelle sombre, deux autres employés regardent de petits écrans, tous éclairés par les mêmes caractères. Une question simple et impossible à confondre s’y trouve et attend patiemment une réponse. Avez-vous apprécié le discours d’Edna Leclerc? Le plongeur allume et inhale son tabac en jouant du pouce sur son téléphone portable.

Oui.

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Publié dans Heuristique. 2 Comments »

2 Réponses to “Préliminaires”

  1. MissBlue Says:

    J’aime personnellement les détails pcq je suis visuelle, alors j’y ai assisté à ce discours! En plus, j’y ai vu tellement d’autres images entres ces lignes!!!

    Le bon dans le temps est aussi bien exécuté 😉

  2. leburt Says:

    MissB: my number 1 fan! Je suis toujours content de voir que tu aimes.


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