Sous l’aile de l’hégémonie et dans son ombre se trouvait un pays nordique pour lequel personne n’avait ni sympathie, ni dédain. Il y régnait un semblant d’ordre calqué sur son impérialiste voisin du sud, une paix accordée aux citoyens selon le plus ancien principe de gouvernance connu: gardez la population distraite et nourrie et elle sera docile et incapable de la moindre action populaire d’envergure. Le confort était devenu routine; qui pouvait blâmer quiconque de ne pas vouloir sortir de cet état de douce torpeur? Fondée sur des principes démocratiques, cette république se rendait aux urnes à toutes les quatre années pour y élire un chef, homme ou femme qui sortait toujours plus ou moins du même moule, amenant sur le seuil des citoyens de grandes questions de société comme l’état des infrastructures de transport ou le sigle qui apparaîtrait sur tel ou tel papier, question que les médias, avides d’imprimer de la monnaie, amplifiaient sans scrupules. Pendant que les troupes de la voisine hégémonie avançaient pour établir et maintenir l’ordre mondial, les minuscules querelles et scandales qui frappaient ce pays du nord gardaient le peuple occupé et content de voir à ses affaires. Lisez la suite de cette entrée »